1717 . sous la domination britannique aux indes, la piraterie restera-t-elle leur liberté? {minimum; quinze-vingt lignes}
 
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 «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner

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Elizabeth S. Turner*

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Féminin ▬ AGE : 24
▬ CAMP : — pour la piraterie
▬ CITATION : Erare Humanum Est!

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MessageSujet: «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner   Jeu 30 Avr - 21:08

_Fiche de Présentation *
this is the number two


Identity Card. *


    « Nom :
    «Swann est le dernier élément qu'il me reste sur la totalité de ma famille. Mon père étant décédé, je me devais de faire le deuil, de penser à autre chose. La pseudo mort de William m'a également énormément fait peiner: c'est en quelques jours que j'avais perdu plusieurs personnes qui m'étaient chères. Extrêmement chères. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que les choses tournent mal et que les mauvaises actions retombent sur moi? Heureusement, un événement a réussi à illuminer la suite de ma vie: mon union. Cela faisait plusieurs années que je connaissais William, et jusqu'à présent, nous n'avions pas réussi à nous marier... cette bataille a peut-être été bénéfique dans le fond, qu'en pensez-vous? Madame Turner... J'en ai tellement rêvé.»

    « Prénom(s) :

    «Mon prénom? Je me nomme Elizabeth. N'ayez pas la curiosité de me demander pourquoi je me nomme ainsi car en fait, je n'en sais rien de plus que vous. Pensez-vous que mon père aurait pu m'appeler de la sorte sans vraiment réfléchir? Non, en fait, je pense que ma mère a un grand rôle à jouer dans cette histoire. Malheureusement pour moi, je ne pourrais jamais savoir le fin mot de cette histoire, car ni l'un, ni l'autre n'est resté dans ce monde. Reposez en paix, et quand le moment de vous rejoindre sera venu, assurez-vous que j'atterrisse dans vos bras.»

    « Surnom(s) :
    «Certains des surnoms peuvent sonner faux pour une femme de mon rang, d'autres peuvent totalement me déshériter de ma longue lignée... En fait, il en existe beaucoup et je pense que je n'aurais pas assez d'une vie entière pour tous vous les citer, cependant, comme j'ai un peu de temps à perdre à ce moment présent, je pense qu'il serait préférable que j'entre un peu plus en profondeur dans le sujet. Mademoiselle Swann était dans le temps l'appellation que je détestais le plus, surtout venant de la part de William, quand j'y repense, j'en rigole encore. Elizabeth restait le plus simple et celui qui me convenait et me convient parfaitement. Pirate peut aussi être compté parmi les surnoms, mais celui qui me marque le plus n'est autre que... Madame Turner.»

    « Âge :
    «Je ne devais être âgée que de seize années lorsque l'aventure commença. Enfin, peut-on vraiment parler d'aventure? Une aventure qui manquera plus d'une fois de nous coûter la vie, à nous tous. Jack, Mr Cotton, Ragetti, Pintel, tous étaient de brillants et valeureux pirates, même si parfois, je ne pouvais m'empêcher de les maudire plus que tout au monde. Comment aurait-il pu en être autrement en ayant été transportée dans cet univers, kidnappée par deux pirates turbulents et brutaux? C'est à bord du Black Pearl que j'ai commencé à apprendre à me débrouiller toute seule. Evidemment, l'équipage a toujours été présent pour moi mais... c'était un vrai plaisir que de pouvoir être libre de ses mouvements sans craindre qu'un garde ne vienne vous retenir sous les ordres d'un père trop protecteur. Maintenant, j'en viendrais pourtant à regretter cette ancienne vie qui me permettait de rester la plus proche possible de celui qui dans le temps, était ma dernière attache familiale. Dix neuf ans, je suis dorénavant âgée de dix neuf années.»

    « Date de naissance :
    «La date de naissance n'est qu'une simple formalité. Ce n'est pas comme si elle était aussi importante que notre nom et prénom. Mais il vaut tout de même mieux posséder cette information si l'on ne veut pas se retrouver confronté(e) à de nombreuses péripéties. En même temps, on peut dire que j'ai en quelque sorte bien amoché mon bulletin! Née un vingt-cinq septembre mille six cent quarante-six, me voici!»

    « Signe astrologique :

    «Etant née un mois de septembre, je suis sans surprise sous le signe de la balance. Comment ça je ne suis pas vierge? C'est évident, non? A partir du vingt deux, on passe au signe suivant, est- ce que je vous ai bien renseigné, maintenant?»

    « Lieu de naissance :

    «Ma vie s'est toujours résumée à Port-Royal. Bien entendu, je pouvais visiter le merveilleux fort, ma belle chambre, la luxueuse demeure, mais les rues de l'île étaient tellement dangereuses qu'il m'était quasiment impossible de me promener sans surveillance. La place d'exécutions était un lien habituel pour moi dans le temps, y retourner maintenant ne ferait que me mettre en grand danger vu que je suis recherchée, du moins, avant la mort de Beckett.»

    « Nationalité & Origine ? :

    «Anglaise de pure souche. Oui, je suis tout ce qu'il y a de plus honnête et directe. Deux parents anglais, une mère dont je n'ai jamais vraiment connu l'identité, il ne me restait plus que mon père. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'autre sur ce sujet, mais néanmoins, prenez en compte que j'ai répondu à l'une de vos questions, la suite?»

    « Statut civil :

    «Née fille du Gouverneur de Port Royal, je risque de mourir pirate,quelle ironie. Qui aurait été capable de penser que ma vie serait complètement l'inverse du monde auquel on m'avait dicté les lois et les sentences? Moi qui dans ma plus tendre enfance avais toujours rêvé de devenir une vraie pirate, me voilà gâtée!»

    « Richesse :

    «Je ne vois pas vraiment ce que je pourrais vous dire sur cette partie. Autrefois fille du Gouverneur, je possédais une certaine richesse, mais étant maintenant passée sous le statut de pirate, je dirais que je vis avec ce que j'ai.»

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MessageSujet: Re: «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner   Ven 1 Mai - 14:11

Story of your life. *


Chapitre 1:«Chansonnette & Découverte»

Il fait nuit. Un noir très intense peuple les environs. Impossible de voir quoi que ce soit avec ce voile profond et terriblement angoissant. Des soldats surveillent le périmètre. Rien n'est comparable à ce spectacle. Le navire vogue tranquillement sur les mers, laissant tout de même des passagers inquiets sur son passage. Qu'attendent-ils tous en observant le reste d'horizon? Sur le bastingage, une jeune fille s'est appuyée. Qu'attend t-elle elle aussi? Observe t-elle l'horizon, espérant croiser un autre navire? Ou aurait-elle des pensées bien plus sombres qu'ordinaire? De légères phrases pourvues de tellement de sens s'échappent de ses lèvres. Une chanson pirate. Pauvre innocente. Le maître du navire, agacé et effrayé d'entendre cela s'approche d'elle, le pas pressé. Il n'a pas l'air bien rassuré à l'écoute de cette ridicule petite chansonnette. Comment cette gamine aurait pu connaître une chose pareille? Ne se rend t-elle pas compte du malheur qu'elle pourrait faire s'abattre sur cet honnête navire? Quand une main se posa sur son épaule, elle sursauta.
    «Tout doux, mademoiselle. Ces satanés pirates écument les flots! Vous voulez quand même pas qu'ils nous tombent dessus?»
    «Monsieur Gibbs! Cela ira comme ça.»
    «Mais elle chantait une chanson de pirates, ça porte malheur de chanter sur les pirates quand on patauge dans un brouillard surnaturel comme celui-là... C'est moi qui vous le dis.
    «Nous vous en remercions, monsieur Gibbs. Vous pouvez disposer.»
    «Comme bon vous semble. De toute façon, ça porte malheur d'avoir une femme à bord, même une femme miniature.»

Le quartier-maître disposa, et il ne resta plus que quelques personnes sur le pont, sans vraiment compter les soldats qui continuaient leur ronde, ignorant que dans le silence pesant de l'atmosphère, un drame venait de se produire. La brume insolente, s'intensifia de plus en plus. Que faut-il faire lorsque les intempéries sont aussi violents contre les habitants de la mer? N'ayant prononcé aucune parole autre que sa chansonnette, elle osa pour une fois, prendre la parole, fixant l'horizon.

    «Je pense que ce serait merveilleux de rencontrer un vrai pirate.»
    «Vous avez tort. Ce sont tous des êtres méprisables et corrompus. Je veux faire en sorte que tout marin qui navigue sous pavillon noir ou porte la marque des pirates reçoive ce qu'il mérite: un saut dans le vide suivi d'un arrêt rapide.»

Gibbs, le quartier-maître, ne trouva rien de mieux que de mimer une pendaison. Si Norrington l'avait vu, il n'aurait pas hésité une seule seconde à le faire disposer une seconde fois. Choquée, la jeune fille étouffa un cris. Au même instant, alors qu'il allait rediriger son regard vers l'horizon, un autre homme fit son apparition. C'était lui. C'était le Gouverneur Swann, son père. Un homme bien élégant en réalité. Coiffé d'une lourde perruque et d'un habit de velours pourpre brodé de fil d'or, il avait fier allure. Ses yeux exprimaient tout ce qu'il pouvait ressentir à l'instant précis. Avoir entendu que sa fille s'intéressait au plus prés des pirates, le mettait un peu hors de lui. Elle qui était censée recevoir une éducation irréprochable. Elle qui serait la prochaine dirigeante de Port-Royal, elle se devait de ne jamais avoir ce goût de l'aventure, et encore moins s'amouracher d'un quelconque pirate. Cette seule pensée parvint à faire tressaillir le Gouverneur. Pourquoi avoir telles pensées? Sa fille ne serait pas idiote au point de tomber amoureuse d'un brigand. Il semblait bien sûr de lui, en ce moment.

    «Pardonnez-moi, capitaine, j'apprécie votre ferveur, mais malheureusement, je dois me préoccuper des effets que ce sujet pourrait produire sur ma fille.»
    «Veuillez m'excuser, gouverneur Swann.»
    «En fait, je trouve tout cela extrêmement fascinant.»
    «Oui, c'est bien cela qui m'inquiète, justement.»

Tout aurait très bien se passer si la jeune Elizabeth n'avait pas tourné les yeux vers sa droite. L'eau était presque noire. Aucun bruit ne venait briser le silence de mort qui s'était imposé sur le pont. Rien, ni personne. Le regard de la demoiselle continuait de se promener sur les petites ondulations que pouvait fournir le passage de leur navire. Un ombrelle attira son attention. Mais d'où pouvait-elle bien provenir? Cette question la tortura alors qu'elle relevait lentement la tête, quand soudain, quelque chose de bien plus gros surgit sombrement de la brume.

    «Regardez!»
    «Un homme à la mer!»
N'étant pas dupe, Elizabeth s'était aperçue qu'il ne s'agissait pas d'un homme, mais d'un garçon. Fronçant les sourcils, elle pu affirmer, une once d'inquiétude dans la voix:
    «Un enfant à la mer.»
    «Allez chercher un grappin, vite! Remontez-le à bord!»
Impossible de faire un quelconque geste ou de tenter quoi que ce soit, elle devait rester immobile, regarder les membres de l'Intrépide remonter délicatement le corps de l'adolescent inconscient. Voyant que le moment été peut-être, pour elle venu, la fille du gouverneur se faufila entre les marins, espérant pouvoir se trouver une place, au premier rang, étant plus petite que tout le reste de l'équipage.

    «Il respire encore!»
    «Mais d'où vient-il?»

Aucun occupant n'osait donner une hypothèse possible. Les pirates étaient bien loin de toute cette histoire d'après certains. On pouvait lire sur leur visage qu'ils étaient septiques. Tellement septiques. Gibbs, le plus superstitieux de tous, releva la tête et poussa un cri qui éveilla la curiosité du gouverneur Swann.

    «Sainte Marie, Mère de Dieu!»
Quand la plus jeune du voyage suivit le regard de son père, elle pu apercevoir des tonnes de débris, venant certainement d'un naufrage, entourés des cadavres d'un équipage tout entier. La coque brûlée du navire ne pouvait maintenant plus passer inaperçue. Ce navire pirate était dans un état pitoyable. Mais qu'avait-il bien pu se passer pour qu'un vaisseau soit ainsi ravagé? Les flammes dansaient dans tous les sens, ne laissant aucun survivant sur leur passage, n'hésitant pas à consumer un peu plus la coque du navire déjà bien consumée. Le crépitement que provoquait la chaleur donnait froid dans le dos.
    «Avez-vous une idée de ce qu'il aurait pu se passer?»
    «Leur réserve de poudre aura certainement explosé. Les vaisseaux marchands sont lourdement armés.»
    «Ils ont réussi, vraiment. Tout le monde le pense, mais moi je le dis: c'est l'oeuvre... des pirates!»
    «Personne ne peut affirmer qu'il s'agit d'un attentat. Cela peut-être un accident.»
La tension était on ne peut plus palpable et malheureusement, le capitaine Norrington craignant plus que tout que son quartier-maître n'ait vu juste, ordonna à ses hommes de se déployer et de se préparer à la bataille.
    «Tribord! Détachez les chaloupes et mettez en panne! Portez le garçon a la poupe! Il faut débarrasser le pont!»

Ecoutant les conseils de son capitaine, le gouverneur arracha sa fille, qui en était restée accrochée au bastingage. L'arrivée du jeune garçon la perturbait. Ce terrible spectacle n'était peut-être pas fait pour une jeune fille de son rang, mais elle voulait à tout prix savoir ce qu'il allait advenir du passager inconscient, inquiète.
    «Elizabeth, j'aimerais que tu accompagnes ce petit, que tu prennes soin de lui. Tu en seras responsable.
La demoiselle ne demanda pas son reste et alla rejoindre le corps inanimé du clandestin. S'agenouillant prés de lui, elle s'attendait à ce qu'il ne reprenne pas tout de suite connaissance. L'eau avait dû entrer assez précipitamment dans sa bouche et à coup sûr, s'ils n'étaient pas passés par-là, le jeune garçon n'aurait pas fait long feu. Sa vie aurait eu un terme quelques minutes après. Recouvert d'une fine couverture que l'on avait usagé rien que pour lui, il semblait frêle, avec sa petite camisole grise et son gilet de drap noir. Tellement pâle. D'un geste délicat, Elizabeth balaya les cheveux de son front. Le garçon sursauta brusquement, saisissant la main rassurante de la curieuse.
    «Ne t'agite pas, il n'y a pas de danger. Je m'appelle Elizabeth Swann.»
    «Will Turner»

Etait-il rassuré ou apeuré? Tout aurait pu porter à croire qu'il n'était pas sincèrement rassuré d'être tombé sur une fille qui souhaitait s'occuper de lui. Le regard bien veillant de sa sauveteuse l'apaisait cependant. Sa main continuait de se balader sur son front, frôlant tendrement le contour de ses yeux. Obnibulée, elle redessinait par la même occasion le contour de son nez, espérant trouver en même temps, une raison de sa présence en ces lieux. Il était à l'eau, oui, effectivement mais... Pourquoi ce navire était-il en flammes? Comment est-ce que tout cela pouvait s'expliquer?

    «Je veillerai sur toi, Will.»

Sombrant une deuxième fois dans l'inconscience, Will ne prêta pas attention au fait que son col venait de lentement se dénuder. Elizabeth afficha de grands yeux en apercevant un espèce de pendentif. Un médaillon et une chaîne en or. Sa curiosité la poussa à ôter le médaillon de son cou, espérant en savoir plus sur son identité. A sa stupéfaction, elle vit, gravés dans le métal, un crâne et des tibias entrecroisés!
    «Mais tu es... un pirate!»
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MessageSujet: Re: «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner   Ven 1 Mai - 20:39


Chapite 2:«Le Médaillon & le pourparlers»



Allongée dans mon lit, j'ai brusquement ouvert les yeux. Quel était donc ce rêve étrange qui me rappelait tant l'une des scènes de ma tendre enfance? Tout cela n'avait rien d'un hasard. La curiosité était toujours bel et bien présente. Le médaillon était-il toujours dans son tiroir secret sous les tonnes de papiers, de linges et des colifichets? Il était là. Du bout de mon pouce, j'ai lentement essuyé la poussière qui s'était accumulée à la surface et qui ternissait l'éclat. Pensivement, je me suis dirigée vers la coiffeuse, accrochant le médaillon à mon cou et je me suis longuement regardée dans le miroir. Moi qui dans le temps était une jeune fille traversant l'Atlantique à bord de l'Intrépide... Me voilà quelques années plus tard, bien plus garde, bien plus belle qu'antan. De grands yeux bruns en amande et aux épaisses boucles châtain. Pendant quelques minutes, je suis restée ainsi, immobile, n'osant pas quitter mon miroir. Qu'est-ce que je pouvais paraître idiote de temps à autres. Comment avais-je pu penser que tout ce qui venait de se passer dans mon rêve était réel? Enfin, une partie était réelle et l'autre totalement sortie de mon imagination. Un petit détail avait cependant échappé à mon rêve: le dernier regard que m'avait adressé le tête de mort sur le drapeau du navire flambant. Un sursaut vint faire réagir mon corps. Père m'appelait depuis déjà plusieurs secondes.
    « Elizabeth? Chérie? Es-tu décente?»
Affolée, je me suis précipitée jusqu'à mon lit afin d'enfiler mon peignoir et en même temps, dissimuler prestement le médaillon dans mon corsage. Il était tellement entouré de mystères que j'hésitais longuement à en parler à mon père. Lui en parler maintenant aurait été comme trahir un long et ancien secret que je me forçais de retenir rien que pour moi, craignant sa réaction. J'imaginais déjà ce qu'il aurait pu dire, si jamais, cette nuit-là, il aurait découvert le poteau rose. «Ce garçon est un pirate Elizabeth, il ne doit pas naviguer sur ce navire! Imagine un peu quelles mauvaises intentions il pourrait éprouver à ton égard!»
    «Oui!»
    «Serais-tu encore endormie à cette heure?»
Habillé d'un habit bleu à jabot de dentelle et galons dorés ainsi que d'une longue perruque, le gouverneur avait une seconde fois fière allure. La femme de chambre, entrant derrière mon père ne tarda pas à tirer brusquement les grands et soyeux rideaux de ma chambre à coucher. Les rayons du soleil sonnaient comme lors d'un nouvel été. La résidence du gouverneur dominait dans tout l'anse de Port-Royal, où étaient amarrés des navires et où étaient blottie la coquette petite ville gardée par les canons de Fort Charles, qui se dressait sur la falaise au bord de la mer.
    «Merveilleuse journée. Et j'ai un présent pour toi!»
Sans perdre une seconde, père s'est alors approché d'une immense boîte comme j'avais tellement l'habitude d'en voir lors de grandes occasions. Il en sortit une longue et élégante robe de velours.
    «Oh, elle est... magnifique! Pourrais-je savoir en quel honneur?»
    «Est-ce qu'un père a besoin d'un prétexte pour offrir un petit cadeau à sa fille? Bon, allez... A vrai dire... j'espérais que tu accepterais de la porter pour la cérémonie de tout à l'heure.»
    «La cérémonie?»
    Oui, la cérémonie de promotion du capitaine Norrington.»
    «Je m'en doutais»
    «Du Commodore Norrington, devrais-je dire, puisqu'il le sera bientôt.»
Je savais parfaitement que mon père voyait d'un très bon oeil le mariage entre le Commodore et moi même, mais pour être honnête, cela ne m'intéressait pas vraiment. Il n'était pas le genre d'homme que je pouvais idolâtrer. Le genre d'homme que j'aurais pu suivre jusqu'au bout du monde.
[justify]Derrière le paravent, j'essayais de m'installer confortablement dans la robe, me coupant le souffle plus d'une fois. Un petit cri étouffé sortit de ma bouche et engagea une autre réaction de la père de père. Son ton inquiet avait de quoi faire dresser les cheveux les plus épais sur la tête du plus téméraire.
    «Elizabeth? Tout se passe bien?»
    «A vrai dire... c'est assez compliqué à dire.»
    «J'ai entendu dire que c'était la dernière mode à Londres.»
    «Décidément, les femmes de Londres doivent avoir appris à ne plus respirer.»
Les deux domestiques tiraient énergiquement sur les lacets qui servaient à nouer le corset de ma robe. Ma respiration se faisait de plus en plus haletante et autant dire que j'en venais vite à regretter les autres modes. Chose inhabituelle chez moi, car j'aime toujours être à la dernière nouvelle, en dernière mode. Pour combler le tout, un majordome en livrée brune entra dans ma chambre et interrompit les préparatifs en s'inclinant cérémonieusement.
    «Monsieur, vous avez un visiteur.»
Empressé, mon père descendit les escaliers et accueillit le jeune avec le petit discours habituel. C'était William Turner qui sans mentir, était devenu lui aussi un beau et charmant jeune homme. Forgeron de métier, il faisait tout son possible pour satisfaire ses clients.
    «Ah, monsieur Turner! Quel plaisir de vous revoir en vérité.»
    «Bonjour monsieur le Gouverneur. J'apporte votre commande.»
Les yeux de mon père ont brillé. La lame et le fourreau étaient magnifiquement bien sculptés.
    «Impressionnant.»
Décidée à revoir William, je me suis décidée à descendre, il était lui même en train de ranger précautionneusement l'épée dans son étui. Avec ma nouvelle robe et mon minuscule chapeau, j'ai crû pendant un instant qu'il ne me quittait plus des yeux.
    «Tu es éblouissante!»
    «Will! Je suis si heureuse de vous voir. J'ai même rêvé de vous hier soir.»
Cependant, cette situation n'est rien comparée à ce qui allait suivre. Histoire de ne pas perdre plus de temps, je vous donne donc tout de suite ce qui m'a le plus marqué dans cette mystérieuse et brutale aventure. L'apparition de ce cher Sparrow fut pour moi une grande surprise. Rencontrer des pirates était un rêve d'enfance. J'allais enfin pouvoir le réaliser tout en ayant en surplus, les gestes qui vont avec. Ces chaînes qui étaient venues se figer dans la peau de mon cou, allant jusqu'à m'étrangler. Ce Capitaine n'avait pas fière allure. En le regardant, il aurait été certain de comprendre qu'il s'agissait d'un pirate, mais d'un capitaine... Quelle étrange nouvelle que de capturer un pirate ne possédant un révolver ne contenant qu'une seule balle, un compas qui n'indique pas le Nord et une épée en bois. Quel piètre capitaine. S'étant battu contre William Turner, le forgeron, Jack a finalement été arrêté. La journée n'avait déjà pas été très plaisante, mais rien ne s'arrangea. Le soir, alors que je frottais une seconde fois le médaillon, ma lampe de chambre s'est éteinte. Un vent glacial et une mystérieuse brume ce sont levés. Que se passait-il? Mon regard se promenait somptueusement sur les lignes du roman que je tenais maintenant dans mes mains. Une histoire passionnante, il est vrai. Mais tout bascula brusquement, sans que j'en sache vraiment la raison. Les cris de ma gouvernante m'ont alerté, me forçant à courir et à me cacher le plus vite possible dans une pièce isolée. Deux étranges pirates ont fait leur apparition. L'un perdait un oeil, l'autre était aussi baraqué qu'un homme pratiquant des activités encore plus tordantes que celles de ce cher Commodore Norrington. Ils sont venus à ma rencontre, tentant de m'attraper plusieurs reprises. Heureusement pour moi, je pouvais courir. De toute façon, je n'avais pas le choix, si je voulais vraiment rester en vie, je me devais de donner toute l'énergie possible. Courir. Courir. Courir. J'arrivais même à hésiter dans le déplacement de mes jambes. Vite Elizabeth, il te faut trouver une vraie cachette si tu ne veux pas finir comme ton... majordome. Le malheureux s'était vu mourir d'une balle dans la tête. N'ayant plus le choix, ni le temps, je me suis précipitée dans une armoire à vaisselle. Ils n'étaient pas loin, j'entendais leurs pas.
    «On sait très bien que tu es là, poupée. L'or nous appelle.»
C'était donc ce médaillon qui attirait leur convoitise? Mais qu'avait-il de si important pour livrer pareille chasse à l'homme? D'après ce que je pouvais entendre, tout Port-Royal était en train de subir un médiocre sort. De là où j'étais, des cris d'enfants abandonnés dans la foule parvenaient à mes oreilles. Des femmes qui cherchaient après leur marins. Des cris atroces. Mais ma situation me préoccupait plus que tout.

    «Tu es là, ma petite...»
Les deux pirates ouvrirent tout grand les portes, s'apprêtant déjà à me faire payer cette course poursuite.

    «Pourparlers!»
C'était la seule phrase qui avait pu sortir de ma bouche, me laissant quelque peu peureuse derrière toute cette affaire. Je connaissais parfaitement le code, mais pour ce qui était des pirates, je ne savais honnêtement pas si ça fonctionnait de la même manière. Qui ne tente rien n'a rien, car après quelques secondes de négociations, j'ai finalement réussi à obtenir ce que je voulais depuis le début: la vie sauve. Je ne savais pas où se trouvait mon père, ni même si ma gouvernante avait réussi à rester en vie, mais j'étais déjà soulagée de savoir que je détenais un objet qui me permettrait de pratiquer le chantage. Ces pirates partiraient, et ainsi, le bon vieux Port-Royal serait de retour. Un bon vieux Port-Royal comme je l'ai connu dans le temps. CE Port-Royal m'effraie plus que tout, je ne veux pas vivre dans un monde traité de la sorte.

    «J'invoque le droit de pourparlers. Selon le code de la Confrérie, établie par les pirates Morgan et Bartholomew, vous devez me conduire à votre capitaine.»
    «Elle ira sans faire d'histoire!»
Les péripéties qui suivirent furent toutes plus effrayantes que les autres. Mais néanmoins j'ai été énormément soulagée en voyant Jack et William arriver pour me venir en aide. J'avais décidé de donner mon coeur à un pirate et à ce jour... il est bel et bien mien. Dans la vie, il faut parfois savoir faire des sacrifices. En comblant le coeur d'un homme, j'ai également réussi à en briser un autre par la même occasion. Le Commodore Norrington, même s'il ne le montre pas, a dû être extrêmement froissé par cette promesse qui n'aura jamais vu le... jour.
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MessageSujet: Re: «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner   Sam 2 Mai - 1:35

Chapitre 3:«On ne choisie pas toujours son destin»


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MessageSujet: Re: «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner   Dim 3 Mai - 21:01

La suite va arriver =)
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MessageSujet: Re: «Quand on aime, on ne compte pas» | Elizabeth S. Turner   

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