1717 . sous la domination britannique aux indes, la piraterie restera-t-elle leur liberté? {minimum; quinze-vingt lignes}
 
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 Brouillon [Bas les pattes !! XD]

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Lexie Cooper

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▬ AGE : 26
▬ AGE EN JEU : 16 ans
▬ CAMP : — pour soi-même
▬ CITATION : L'homme est prêt à croire à tout, pourvu qu'on le lui dise avec mystère. Qui veut être cru, doit parler bas.

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● EMPLOI: U.C.
● NOTE BOOK:
● CARNET D'ADRESSE:

MessageSujet: Brouillon [Bas les pattes !! XD]   Mar 31 Mar - 20:57

_Fiche de Présentation *
this is the number one



A piece of you. *


    « Prénom/Pseudo : Marie
    « Âge : 17 ans
    « Comment as-tu connu le forum ? : Top-site mais je sais plus lequel.
    « Comment trouves-tu le design ? : Tip tooooooooooooop !!!!!!!
    « Code des Rules : Tout à l'heure, vous permettez ? xD
    « Un dernier mot ? : Hâte de jouer !! Enfin non, déjà j'ai hâte de me présenter^^

Identity Card. *


    « Nom : « Dimanche 5 mai 1672 – Mr. Samuel Cooper, le plus grand enlumineur au monde est décédé ». Je vous vois venir... mais non, ce Samuel Cooper n'est pas mon père. Il a simplement donné son nom à une petite impasse. Dans cette petite impasse de Cambridge, se trouve une "tour". Le nourrission que j'étais fut déposé sur une plaque tournante, des doigts fins appuyèrent fébrilement sur une petite sonnette avant que la personne ne fuie dans la nuit. Une soeur me récupéra. Voici la seule chose que je puis affirmer concernant ma naissance. Un bien célèbre nom pour une fille du peuple laissée à l'abandon un soir de novembre, vous en conviendrez.

    « Prénom(s) : Alexandrine. Un prénom à consonnance antique sur lequel nos célèbres latinistes se battent encore. Certains aimant affirmer qu'Alexandros signifie "celui qui repousse les hommes" et les autres : "celui qui protège les hommes". Me concernant, j'aurais plutôt tendance à suivre l'avis des premiers n'étant pas de nature à me laisser facilement approcher. Mon prénom est celui d'une guerrière... soeur Rose me dit qu'elle me l'a attribuée car elle avait perçue en mon regard cette rage de vivre, de combattre. Que lui répondre sinon que ses lectures religieuses - et romanesques, je le soupçonne ! - lui sont montés à la tête de façon terrible.

    « Surnom(s) : Lexie. Deux syllabes, un surnom simple à retenir somme toute. Je ne sais pas qui a commencé à m'appeler ainsi... sûrement les autres enfants de l'orphelinat. Toujours est il que ce surnom a pris une telle ampleur qu'il a maintenant destitué mon prénom de sa place. Alexandrine... cela me sonne tellement étranger. Il n'y a plus qu'à l'appelation de Lexie que je me retourne maintenant. D'autres, plus originaux, sont venus s'y ajouter mais je n'en aime aucun et je ne vous ferais pas le plaisir de les partager avec vous. Il n'est utile que d'en retenir un autre : "La Gosse". Tout simplement car c'est souvent en ces mots que l'on parle de moi dans la piraterie. Je n'avais que 10 ans quand je mis pour la première fois les pieds sur un bateau de pirates en tant que jeune mousse. Me trouvant être la plus jeune de l'équipage, on m'appelait "La Gosse" et ce surnom me suit depuis sans me déranger.

    « Âge : 16 ans. Seize malheureuses petites années insignifiantes que l'on remarque en un rapide coup d'oeil. Je ne suis pas très grande, fine et mon visage est restée plutôt juvénile. Si je n'avais pas pris un peu de formes, on me donnerait certainement encore moins. C'est aussi pour cela qu'on est surpris dès qu'on m'entend parler. Je ne ris pas souvent comme les autres enfants de mon âge. Je souris par contre beaucoup mais mon sourire n'est que rarement joyeux. Je parle très peu, préfèrant communiquer d'un regard ou bien avec une mimique. Et quand j'emploie des mots, c'est toujours avec calme et détachement et cela me donne un air profondément mature. Ces pauvres fous ! Ils ne se rendent pas même compte que c'est juste dû à ma nature profondément blasée. A moins que ce ne soit les deux ? Vous vous ferez bien assez tôt votre idée.

    « Date de naissance : Le 2 novembre, le jour de la fête des défunts. Charmant, n'est-ce pas ? Cela m'amuse toujours de remarquer combien le début de ma vie est funeste. Je ne suis l'enfant de personne, de rien, née un jour marquant la mort, le néant par un temps glacial ne laissant pas paraître la vie. C'est ce "rien" qui qualifie mon passé... un trou béant dans mon esprit. Ce que j'aime en voguant sur l'océan, c'est également perdre toute notion du temps. Accoster un jour à un port et découvrir avec un léger sourire que le 2 novembre est passé, que je suis plus vieille d'un an sans être passée par cette terrible journée à m'interroger sur ma naissance, sur le fait que ce jour-là, ma mère m'abandonnait.

    « Signe astrologique : Mon signe est le scorpion : animal vivant dans le secret, à la fois damné et sacré. Un être absolu, dans sa froideur autant que dans sa passion. A première vue, on se heurte toujours à mon regard glacial, vide même, à un sourire ironique et à un mutisme impressionant. Il n'y a pourtant rien d'agressif là-dedans, c'est juste que j'observe. C'est l'un de mes loisirs préfèrés. Je pourrais passer toute une journée, assise à l'ombre d'un arbre, à regarder évoluer une seule et même personne. Chaque geste esquissé, chaque hésitation, un regard fuyant. Tant de détails qui nous en disent long sur ce qu'elle est. Je ne ressens pas le besoin de cerner mes interlocuteurs, c'est quelque chose que je fais naturellement, inconsciemment. Peut-être est-ce dû aux premières années de ma vie passée à l'oprhelinat où, pour être entourée, je n'en étais pas moins terriblement seule. Et pourtant, je ne suis pas si froide que cela... je me laisse même facilement gagnée par les sentiments, par l'affection et la passion. Et j'aime vraiment fort tout un tas de choses, de personnes ! Je me sens juste incapable de le montrer. Peut que ça effraie, que ça m'effraie moi, aussi.

    « Lieu de naissance : Je suis née à Cambridge, en Angleterre. Mais où exactement ? Je ne le sais. Sûrement dans une chaumière, fille d'une jeune femme tombée enceinte hors-mariage et ne voulant pas être touchée par la honte. Je n'ai de Cambridge que des souvenirs restreints : l'orphelinat, le parc, l'Eglise, et les rues environnantes... Je crois que je n'aimais pas Cambridge. En tout cas, ma ville natale ne me manque pas du tout.

    « Nationalité : Je n'en ai pas. Je ne me considère pas comme fille de la patrie anglaise mais plutôt comme fille de l'océan. Je considère avoir perdu ma nationalité le jour où je fis mes premiers pas dans la piraterie. Etre ralliée à une autre Nation ne m'intéresse franchement pas. Mon allégence même à la piraterie n'est pas parfaite. Je n'en fais pas ma philosophie. La piraterie est sans doute ce que je conçois comme la pire des Nations à l'exception de toutes les autres. Enfin, c'est ce que j'aime prétendre... je dois bien reconnaître que je me suis tout doucement attachée à ce petit monde.

    « Origine ? : Anglaise, je suppose. Je ne peux être sûre de rien mais le fait d'avoir été trouvée et éduquée à Cambridge laisse tout de même penser cela. Et puis, je dois dire que, quoi que je puisse démentir, j'ai bien la mentalité anglaise. Peu révolutionnaire dans l'âme, la passiveté face aux évènements semble être ma philosophie. Les choses se passent sans que je ne puisse rien y changer ? Bien, asseyons-nous et observons. Pour en tirer le meilleur profit possible...

    « Statut civil : Orpheline, enfant du peuple... statut civil auquel j'estime avoir renoncé en quittant mon Angleterre natale. Maintenant, je suis juste célibataire pour mon plus grand bonheur ! Il n'y a rien de bien étonnant là-dedans bien que certaines filles se marient dès leur quatorzième printemps. Pour ma part, je me vois davantage la corde au cou que la bague au doigt et, entre nous, c'est sans doute bien ainsi que les choses termineront. Plus sérieusement, je ne vois pas qui que ce soit qui désirerait être marié à une jeune pirate et je ne vois nul homme à qui je désirerais être fiancée.

    « Richesse : Joker ! Je suis loin d'être riche mais honnêtement, ce n'est pas une chose que je souhaite. Disons que j'aime l'argent immédiatement dépensé et avoir de l'argent pour avoir de l'argent ne m'a jamais intéressée. Je vis mon présent dans une pafaite insouciante selon un schéma des plus simples : je pille et dépense instantannément la somme récoltée en drogues et boissons. C'est sans doute aussi pour cela que la vie de pirate me convient tant. J'aime cet état second qui me gagne... évoluer de façon fugace dans un monde délirant et psychédélique. Voir les couleurs plus intenses, entendre sans écouter, rire encore et encore ! Et tourner, tourner sur moi-même la tête dirigée vers les étoiles pour toutes les voir se fondre dans un terrible tourbillon. Et puis tomber, et oublier.


    « Rang voulu :A . L O S T . S O U L } Come in my Psychedelic World !
    « Avatar : Kaya Scodelario



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MessageSujet: Re: Brouillon [Bas les pattes !! XD]   Mer 1 Avr - 22:05

Psychotic Mind. *


    « Description mentale : « Cette fille est trop bizarre ! Elle ne répond jamais quand on lui parle. J'ai passé un an à penser qu'elle était sourde et muette ! » « Il ne faut pas se fier à sa discrétion ni à son visage angélique, elle est la fille du diable ! » « Lexie est la personne la plus sensible qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est juste dommage qu'elle ait peur de dévoiler ses sentiments ». Voilà quelques phrases volées qu'il m'a été données d'entendre sur mon compte. C'est parfois contradictoire mais je dois bien avouer, que tout cela, c'est en effet un peu moi. Quelle personne n'est pas pleine de contradictions ? Ca semble en tout cas être mon principal signe de reconnaissance. Et pourtant, quand on commence à me connaître, on se rend vite compte que je ne suis pas si compliquée, je suis juste indéchiffrable au premier abord. On peut commencer par dire que je suis une jeune fille très observatrice, j'ai toujours aimé être spectatrice du monde qui m'entoure. Tout simplement car la terre et les habitants qui la peuplent exercent une grande fascination sur moi. Je pourrais rester toute une journée à contempler le ciel pour simplement voir la lumière changer tout doucement, le soleil décliner sa course et la lune perçer. Les autres humains aussi me fascinent et cette diversité dans les natures, les caractères m'intrigue au plus haut point. Ce que j'adore remarquer c'est le décalage entre la personne qu'on est et la personne qu'on décide de montrer à telle personne ou à telle autre. Je vois la vie comme le plus beau des théâtres où se mêlent des acteurs au jeu passionant. C'est sans doute pour cela que je passe mon temps à observer et à tout déchiffrer sans en avoir conscience. A partir de là, certaines personnes m'intéressent bien plus que d'autres tout simplement car je vois bien qu'on ne semble pas tous venir de la même planète et j'ai une tendance natruelle à me rapprocher et à parler avec les personnes qui me ressemblent. Pas forcément dans le caractère mais dans la façon de penser. Des personnes qui sont franches et qui évoluent sans trop se soucier de ce qu'on pense d'elles. Dans une certaine mesure, c'est aussi ce genre de jeune fille que je suis. Plutôt indépendante, j'ai tendance à tracer seule ma route sans pour autant être une solitaire et si je rencontre une personne désirant faire un bout de chemin à mes côtés, c'est toujours avec plaisir que je l'accueille. Plutôt secrète, plutôt méfiante... je ne parle pas facilement. Je n'ai jamais aimé les mots et je semble m'être lancée le pari d'économiser le plus de paroles possibles. Je préfère souvent me faire comprendre par un regard, un sourire ou un haussement de sourcil. Ca peut facilement énèrver mes interlocuteurs. Cela ne m'empêche pas de parler quand j'en ai vraiment envie et je suis parfois d'humeur à être pipelette mais ça, c'est seulement avec les personnes que je connais, que j'aime et avec qui je me sens à l'aise et rares sont ceux qui ont droit à un tel traitement de faveur. Vous l'aurez bien compris, je suis plutôt séléctive aussi. J'ai toujours peur de m'attacher aux autres et c'est pour ça que je ne me confie pas facilement, ça pourrait créer un lien trop... profond et cela m'effraie : laisser quelqu'un pénétrer dans ma petite sphère, laisser une personne me connaître. Car malgré mon apparence pleine d'assurance, je suis une jeune fille qui doute beaucoup, une personne comme une autre, simple et surtout un peu perdue. J'ai 16 ans et je suis toujours incapable de dire qui je suis vraiment, je ne pense jamais au futur et je suis bien incapable de me projeter dans les années à venir. C'est pour cela que je n'aime pas penser au futur, même proche : je préfère vivre le présent non pas car telle est ma philosophie, mais parce que je trouve cela plus facile. Mais cela a quand même fait naître en moi des qualités que je chéris : telle que la ruse. On rencontre difficilement une personne plus maligne que moi. Vivre au présent m'a donné une grande faculté d'improvisation qui, liée à ma perspicacité, me permet de m'adapter avec une grande facilité aux situations les plus cocasses. Et je n'en suis pas peu fière. Tant de choses encore qu'on pourrait dire sur ma personnalité mais retenez simplement que je suis secrète, le reste : je vous laisse le découvrir par vous-même mais je ne vous promet pas que vous aimerez ce voyage à travers les méandres de mon âme torturée.

    « Aime || N'aime pas : J'aime la liberté et l'indépendance. Cela s'exprime de façon très simple : je n'aime par exemple pas qu'on me traîne par la main, qu'on s'accroche à mon bras ou bien que l'on me fasse des câlins. Ce n'est pas autant que je hais cela plutôt que je n'y suis pas habituée. Ces gestes qui peuvent être simples et naturels pour beaucoup ont quelque chose de surfait à mes yeux. On pourrait résumer ce que j'aime et ce que je n'aime pas selon cette notion à vrai dire. Je hais ce qui est surfait, mensonge et tromperie autant que j'aime la vérité, l'honnêteté et le fait d'assumer. Je ne dis pas que c'est facile, plus d'une fois la tentation de mentir m'a traversée l'esprit mais j'essaie toujours de dire la vérité dès que je le peux, tout simplement car c'est une valeur en laquelle je crois profondément. Je sais : quelle ironie, je suis pirate ! La piraterie est d'ailleurs quelque chose que j'aime beaucoup pour de nombreuses choses. J'adore voyager et n'être rattachée nulle part, simplement voguer sans devoir rentrer, sans être attendue quelque part pour toujours découvrir d'autres îles, toutes différentes, méritant toutes d'être connues. A côté de cela, sans être une fervente admiratrice de l'autorité, j'aime assez la petite communauté que forme l'équipage d'un bateau. J'aime les voir se battre, se crier dessus et s'assomer à coup de bouteilles de rhum pour voir ces mêmes personnes unies et solidaires dès qu'il y a un danger. Encore une fois, c'est sûrement la franchise qui caractérise leurs rapports que j'aime tant. Entre nous, nous n'avons pas à sauver les apparences et ce monde où chacun se montre tel qu'il est, dit ce qu'il pense sans se soucier des conséquences est un monde que j'affectionne, dans lequel je me retrouve facilement. Il y a aussi des choses que je n'aime pas dans la piraterie : le fait de devoir obéir. Je n'aime pas qu'on me dise quoi faire et quand le faire et ce, depuis que je suis petite. Je considère cela comme un prix à payer pour continuer à évoluer dans cette petite communauté et j'en reconnais d'ailleurs la nécessité. Mais qu'on ne me demande pas d'aimer nettoyer le pont, tout simplement car c'est une chose que je n'aime pas et que, partant de là, je suis bien incapable de le faire de bon coeur ! J'aime assez le silence et je trouve les mots toujours trop éloignés du ressenti. La pire chose étant à mes yeux les personnes qui passent leur temps à parler inutilement. Je ne juge pas ces personnes cherchant toujours à meubler le silence, elles ne m'insupportent même pas, elles me laissent indifférentes. C'est juste que c'est une manie que je ne comprends pas et les réponses évasives que je fournis le montrent bien. Vous l'aurez compris, je suis une véritable accro à la réalité des choses : j'ai besoin de voir du vrai, de toucher, que ce soit palpable, j'aime ressentir, voir des couleurs criardes ! Je ne peux pas m'empêcher de penser tout le temps et quand je pense, je souffre... alors j'ai besoin d'oublier tous ses tourments intérieurs pour simplement avoir l'impression de vivre. Et cette impression, je ne la ressens pas assez à mon goût. J'aime ce qui est fort, puissant, violent même et c'est ce que je trouve dans les alcools et les drogues. Je ne pense plus, j'avance et j'agis et évolue dans un monde psychédélique que je trouve magnifique et que j'aimerais ne jamais quitter. J'aime rêver de ce monde, me laisser bercer par cette illusion tout simplement car elle me rassure. Une chose que je ne supporte pas mais que je ne peux pas m'empêcher de faire, c'est de ressasser mon passé et les mystères qui le définissent. Tout simplement car c'est une blessure profonde qui me touche. Je me suis fait atteindre, toucher et blesser et cela me rend fragile. Je détéste cela plus que toute autre chose.

    « Manie(s) et/ou Tic(s) : Ma plus grande manie serait sûrement de n'en avoir aucune, je semble me qualifier par un véritable immobilisme, voire une véritable réification. J'économise les gestes autant que les mots et c'est aussi cela qui fait ma discrétion.

    « Comportement avec ses semblables : Très particulier. D'abord j'observe et inconsciemment, j'analyse tout le monde, le plus souvent avec justesse. Certaines personnes retiennent mon attention, m'intriguent, tandis que d'autres m'ennuient. Ces dernières, je ne m'en préoccupe pas et me contente du minimum de sociabilité quand elles viennent me parler, c'est-à-dire un regard comme pour dire "je reconnais ton existence". Mais après ? Rien. Et puis il y a les autres avec qui je me sens déjà des affinités, j'aime assez les écouter sans forcément leur répondre mais je m'y intéresse et quand l'envie m'en dit, avec le temps, je deviens de plus en plus bavarde et je peux même me transformer en moulin à paroles et être toute en questions. On ne me voit pas souvent aborder un sourire joyeux ou rire aux éclats et cela arrive pourtant, bien que rarement. Il faut juste que les circonstances s'y prêtent mais j'ai bien encore en moi, une véritable âme d'enfant. Le sourire affiché sur mon visage est le plus souvent provocateur, particulièrement avec les hommes. J'ai un tempérament plutôt joueur et mon comportement change brusquement lorsque je reçois des signes m'indiquant qu'une personne s'intéresse à moi et vu qu'il s'agit plus souvent d'hommes... Je discerne facilement les personnes séduites par mon air mystérieux et mes grands yeux bleus et j'aime assez jouer avec ceux-là. J'aime tester leurs limites, voir jusqu'où ils sont prêts à aller pour me connaître. Certains m'amusent, m'intriguent aussi et j'ai tendance à les apprécier et à aimer leur compagnie. D'autres m'écoeurent carrément et là, mon côté provocateur se fait bien moins gentil et innocent. Je ne vais pas m'amuser à les torturer, simplement me moquer de ces personnes à ma façon. Car moqueuse, je le suis aussi.

    « Particularité(s) psychologique(s) ? : Une peur chronique des sentiments. Je ne parviens vraiment pas à me laisser approcher par les personnes que je pourrais aimer et mon passé a provoqué cela : la peur du rejet, de l'abandon. Paradoxalement, je ne peux pas non plus renoncer à ces personnes je et fluctue donc entre ces deux frontières, faisant aussi facilement un pas en avant qu'un autre en arrière. Ce comportement peut lasser aussi bien que blesser et je me maudis pour cela. Sans pouvoir le changer pour autant.



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MessageSujet: Re: Brouillon [Bas les pattes !! XD]   Jeu 2 Avr - 21:03

Physical Body. *


    « Description physique : Je n'ai que 16 ans et même si de nombreuses filles de mon âge ressemblent déjà à de grandes dames, ce n'est pas mon cas à moi. Je suis une adolescente et personne ne s'y trompe. Ainsi, les membres de l'équipage ont conservé l'habitude de m'appeler "la Gosse" et pourtant, s'ils me regardaient de plus près, peut-être se rendraient-ils compte que ce n'est plus totalement vrai. Il est vrai qu'on peut hésiter vu que je suis à un âge qui constitue vraiment une frontière dans la vie de toute personne. Je ne suis pas très grande, je suis tout de même loin d'être minuscule mais disons que, en étant dans la norme, je suis néanmoins en bas de l'échelle. Je ne suis pas très épaisse et c'est sans doute cela qui m'éloigne le plus des jolies dames que l'on voit dans les salons. Il faut dire que la vie de pirate, c'est tout de même du travail et parfois aussi, de nombreux repas sautés. Ajoutez à cela une morphologie de base plutôt fine et plus personne ne s'étonne. Je ne suis pas non plus un sac d'os et je trouve mon corps plutôt enviable pour une jeune fille de ma condition. Je suis fine sans être dépourvue de formes, mes hanches sont délicatement marquées et mon ventre joliment creusé. la seule faille véritable de mon corps semble être une poitrine peu développée, j'aimerais en accuser l'âge mais je pense que ce serait une mauvaise excuse. Ce n'est pas vraiment un critère pour séduire les jeunes hommes et pourtant, cela ne m'a jamais posé problème ! Ainsi, libérée de tout complexe quand je veux arriver à mes fins, je sais très bien m'y prendre et faute d'afficher un délicieux décolleté, un morceau de cuisse dévoilé a très souvent raison de ces faibles hommes. Somme toute, mon corps reste plutôt banal et on ne tourne pas la tête vers lui de façon instinctive. Je n'ai après tout qu'un joli corps encore adolescent.
    Ce qui me vaut les grâces de l'autre sexe, l'attachement de certaines femmes ou bien la jalousie de quelques autres : c'est mon visage. Il est fin et gracieux et j'ai un port de tête noble qui le met en valeur malgré le milieu duquel je suis issue. Mes lèvres sont charnues sans être trop épaisses et laissent parfois découvrir deux belles rangées de dents blanches. Et croyez-moi, pour une pirate, c'est vraiment enviable !!! Seule petite ombre à cette perfection sans que cela constitue un défaut, mes deux dents de devant sont légèrement en avant. Cela faisait rire quelques filles de l'orphelinat mais, pour ma part, j'ai toujours pensé que c'est l'exemple même de la petite imperfection qui donne du charme. Je n'aime pas spécialement mon nez même s'il s'accorde bien à mon visage. Il est droit et fin bien que légèrement retroussé. Mais on ne remarque que peu sa forme et le regard des autres s'arrête souvent davantage sur les quelques tâches de rousseurs qui le parsèment. A vrai dire, je les ai depuis mon enfance mais elle n'apparaissaient que lorsqu'il y avait du soleil. Maintenant que mon lieu de vie se trouve être les Caraïbes, elles ne quittent plus mon visage et me donnent un air malicieux. Je les affectionne vraiment mais pour une raison toute aure, elles me rappellent les hurlements de cette soeur que je haïssais : "Regardez ! Les tâches du diable !!! Je vous l'avais bien dit que cette enfant était damnée". Mais ça, c'est encore une autre histoire. Laissons de côté mes sourcils fins qui n'ont rien de bien particulier pour nous intéresser à mes yeux. Mon physique m'a toujours peu importé bien qu'il soit pratique à mon domaine de prédilection qu'est le vol mais malgré tout, je dois bien avouer être fière de mes deux prunelles au bleu électrique. J'ai de grands yeux doucement tirés en amendes qui accrochent très facilement le regard des autres. A côté d'eux, le reste de mon physique me semble tout de même d'une triste banalité. J'ai une peau pâle digne d'une poupée de porcelaine, une peau que m'envieraient volontiers les courtisanes. Toutes ces années passées exposées au soleil n'y ont rien changé. Au début, ce fut douloureux et les coups de soleil terribles n'étaient pas un fait rare. Mais avec le temps, ma peau semble vraiment avoir développée une grande insensibilité à cet astre. Terminons ce portrait par mes cheveux. Que dire d'eux sinon qu'ils sont châtains aux reflets roux ? Je les porte mi-longs, ils sont légèrement épais et je n'en prends absolument pas soin et ils subissent sans cesse les dégâts de la mer salée et du vent marin. Je crois qu'à la base, ils étaient raides mais ces années de mauvais traitements les ont rendus ondulés, crépus même par endroit. Si bien qu'ils me gênent, j'ai finalement pris l'habitude de les nouer en deux petite nattes... qui a dit que je voulais renoncer à mon air juvénile ?

    « Tatouage(s) et/ou Pierçing(s) : Une soirée arrosée à Singapour aura eu raison de la blancheur immaculée de mon corps et j'ai bien un tatouage. On s'est souvent amusé à me répéter que tant que je ne serais pas tatouée, je ne serais pas une vraie pirate et cela m'a toujours fait beaucoup rire. Comme si la valeur d'un pirate était due à son nombre de tatouages et de piercings. Je me félicitais de ne pas passer par cette phase mais voilà... qui ne sait que le rhum et la hashich ont des effets dévastateurs sur une jeune fille à l'aube de son quatorzième printemps ? J'avais souvent observé les autre pirates complétement hors d'eux-même en train de s'entretuer mais je n'avais jamais eu envie de les imiter. Et je me bornais à rester au fond du bar, à assister aux scènes de ménage avec amusement sans que personne ne me remarque. Jusqu'au jour où un jeune pirate vint me voir, me proposant une boisson d'après ce que je comprenais de son dialecte. J'acceptais... Le reste n'est qu'un incroyable tourbillon se terminant par un trou noir. Un réveil difficile et une pression douloureuse à la hanche. Ne m'y attardant pas et traînant cette douleur avec moi toute la journée, ce ne fut que le soir, à la nuit tombée, que je m'en inquiétais. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un symbole de l'alphabet chinois insrit à l'encore noir sur ma hanche. Ce fut la voix d'une jeune asiatique qui me tira de ma contemplation tandis qu'elle fut alertée par le reflet dans le miroir. " Plaisir ". Je la regardais étrangement... c'était ce que ce tatouage signifiait apparemment. Je la regardais doublement étonnée.

    « Style vestimentaire : Le plus souvent, on me voit porter un pantacourt en tissu marron dans lequel mes jambes flottent. Enfin un pantacourt, c'était un pantalon à la base mais j'ai grandi... Quoi ? Vous pensiez vraiment que je menais une vie de luxe ? A vrai dire, je pourrais bien m'en payer un autre mais cela ne m'intéresse pas, pas plus que de changer les autres guenilles constituant ma maigre garde robe. Je passe la plupart de mon temps à nettoyer le pont alors autant dire que mon style vestimentaire n'est pas très important. Seul détail, un grand chapeau qui ne me quitte jamais et destiné à me protéger du soleil. Mais parfois, je me permets un changement de style radical, dès que je mets les pieds sur terre pour être précise. La raison en est bien simple, je ne quitte le bateau que dans un seul but : dérober ! Soit mon instinct me le dicte, soit le capitaine me l'ordonne. Et avec le temps, j'ai dû adapter mes méthodes et me fondre à l'environnement. S'il s'agit d'une récéption de la haute noblesse, je saurais me cacher derrière un éventail et une robe de belle marquise... D'ailleurs, j'aime ces robes ! Mais elles ne finissent jamais en bon état puisque je fête toujours ma victoire à la taverne ! Alcool, drogues, courses enfantines à travers la jungle. La robe finit toujours déchirée et tâchée dans un style des plus "grunge". Dans ces moments-là, quiconque me verrait trouverait que je symbolise à merveille la déchéance de notre époque. Et tout le monde aurait raison de le penser ! Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, je préfère ces jolies robes ainsi et grâce à cet accoutrement, me voilà parfait caméléon sur l'île de Tortuga, prête à séduire un beau marchand pour mieux lui dérober ses quelques sous au petit matin. Vous l'aurez compris, je n'ai pas de style vestimentaire propre. Véritable caméléon, je change de tenues comme je change de milieu. Ma préfèrence ? Les robes déchirées dignes des plus viles catins ! Quelle vilaine fille je fais à me complaire ainsi dans les bas instincts humains. Voilà toute la vie que j'aime !

    « Particularité(s) physique(s) ? : Mes yeux. J'en ai deux, comme tout le monde mais leur particularité est vraiment à souligner. Ce n'est pas autant leur couleur ou leur forme qui captive mais leur étanchéïté. J'entends par là qu'on dit souvent que les yeux sont le reflet de l'âme . Eht bien, regardez au travers des miens et vous vous heurterez à un mur. Ils sont inexpressifs, sans émotion, de glace et intriguent. Un vrai regard de sphinx qui suscite presque toujours la même réaction. Je vois souvent les personnes hésitantes et mal à l'aise en les regardant, détournant les yeux avec gêne de mon regard de impénétrable pour les regarder de nouveau, étrangement captivés par leur mystère. Il n'y a pas à dire, mes yeux font ma fierté et j'ai pris l'habitude de les cerner de noir pour les mettre en valeur. Mes yeux vous fixent, semblent vous mettre à nus, lire en vous... mes yeux vous dérangent et c'est cela même que j'aime. Ce jeu des regards que je ne perds jamais. Mes yeux ne semblent pas être le miroir de mon âme mais un simple miroir dans lequel vous vous contemplez de façon abrupte.



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MessageSujet: Re: Brouillon [Bas les pattes !! XD]   Sam 11 Avr - 11:18

Story of your life. *


    « Ta Famille : Je ne suis pas une"sans famille" ou encore la "sans passé". D'une certaine façon, oui mais ce vide j'ai su le combler. Et comment ? Par mon imagination tout simplement. Mon père doit être un homme sans attache, je pense qu'il a les cheveux bruns et des traits assez fins mais dur. Dès que je me le représente, c'est les sourcils froncés se tenant à une fenêtre. Il doit sûrement être dans un bureau, peut-être un avocat ? Oui, sûrement un avocat carriériste. Il n'aime pas le monde auquel il appartient et voudrait s'échapper. J'éspère simplement que quand il regarde par la fenêtre pour s'échapper un peu de la dure réalité, c'est parfois pour se demander où je suis, comment serait sa vie si j'avais été là. Pour ma mère, c'est différent. Déjà, elle m'a transmis une petite boîte de musique et tous mes souvenirs se sont greffés dessus. Un bois auburn, sûrement la même couleur que ses cheveux, une couleur qui m'a valu mes reflets. Elle doit aussi avoir mes tâches de rousseur et une peau pâle. Oui, ce détail j'en suis vraiment persuadée, elle doit avoir une peau de grande dame car elle en est une. Une jeune fille qui haïssait la vie qu'elle avait, enfermée dans de grands salons à écouter de beaux discours. C'est pour ça que mes parents se sont unis, ils devaient être deux jeunes amants rêvant d'une meilleure vie. Voulant échapper à leurs conditions et ayant trouvé en l'autre un moyen d'évasion, une union interdite car hors-mariage. Mais voilà, je suis née et quand les beaux mots se sont concrétisés, mon père a été le premier effrayé. Et il a fui, même s'il lui arrive de regretter. Quant à ma mère, elle m'a sûrement vu comme un frein de plus à sa liberté et a choisi de m'abandonner la nuit de ma naissance car ce qu'elle désirait plus que tout, c'était s'évader. C'est pour cela que sur la boîte de musique, est gravée la simple phrase "On s'évade et parfois on se retrouve". Je pense qu'elle a pris la décision de fuir ensuite, peut-être est-ce ma naissance qui lui a donné cette impulsion ? Et quel meilleur pour s'évader que de rejoindre les Iles Britanniques. C'est ainsi qu'à seulement dix ans, je mettais pour la première fois le pied sur un bateau vers les Caraïbes. Si on m'avait dit ce jour-là que mes parents étaient Adixia C.L.B. Truesdall et Luke N.M.J. Shepperd, peut-être y aurais-je alors réfléchi à deux fois.

    « Lieu de ton enfance : Un lieu des plus austères : un orphelinat. Il faut vraiment y grandir pour savoir quelle est la vie qu'on y mène. Je ne pense pas qu'une autre personne puisse comprendre. Indépendamment de la détresse qu'on ressent à ne pas connaître ses parents, la vie est loin d'y être belle. Il n'y a que peu de soeurs pour s'occuper de nous et très peu y étaient par choix. Il est terrible de constater qu'elles croient en les valeurs de l'éducation... mais pas pour nous. Nous, on est les abandonnés, les pauvres et avec cela, soumis plus facilement à l'esprit malin ! L'éducation, c'est réservé aux enfants les plus riches, les plus sages et les plus doux. Dans un orphelinat, tout est différent et nous ne sommes pas vraiment pris en charge. Le personnel prend l'habitude de fermer les yeux sur tout ce qui s'y passe, toutes les injustices qui y régnent. Leur seul pouvoir sur nous était celui de sanction, des sanctions violentes destinées à étouffer le "mal régnant en notre sein". Terrible cercle vicieux que l'orphelinat et honnêtement, je me félicite de ne pas y avoir succombé. Les plus faibles qui survivent entrent ensuite au couvent, les plus forts ayant été endurcis d'une façon trop terrible fuient et finissent pour la plupart voleurs, et ça, c'est dans le meilleur des cas. L'orphelinat crée des êtres soit dociles soit incontrôlables, rien d'autre. Si j'y ai échappé, c'est grâce à la soeur qui m'a reccueilli et qui m'a immédiatement donnée de son affection, un amour inconditionnel. J'ai eu beaucoup de chance à vrai dire, car c'est son amour qui m'a sauvé, il s'est exprimé à travers de l'attention, de la protection, une éducation. Jamais je n'oublierais Soeur Rose.

    ~~~~HISTOIRE~~~~

    « Tu t'appelleras Alexandrine Cooper, tu aimes ce prénom n'est-ce pas ? »

    C'était le 2 novembre, une nuit si froide que même la chaleur du grand poêle semblait ne pas suffir à apporter du réconfort. Les nombreuses chandelles allumées en cette sombre pièce de l'Eglise étaient autant présentes pour éclairer que pour réchauffer. Soeur Rose tenait un enfant dans ses bras, un nourrisson. Elle m'a racontée que je ne voulais pas boire, que je la regardais avec de grands yeux gris exprimant force et calme. Mais que pourtant, mes lèvres d'enfant refusaient de s'entrouvrir pour venir têter son sein, comme désirant sceller ainsi un tragique destin. Je suis persuadée que c'est aussi pour cela qu'elle s'est tant battue pour moi : cette peur de l'échec, de la mort d'une innocente. Cette jeune fille tout juste âgée de 17 ans avait perdu son fils en couche et blessée, détruite même, elle avait rejoin le couvent le même soir que moi. Sa nouvelle pieuse tenue revêtue, le tintement de la sonnette s'était fait entendre et elle avait trouvé le bébé que j'étais à l'époque juste ici, dans la rue Samuel Cooper, enveloppée dans de chaudes couvertures. J'étais silencieuse, je ne pleurais pas et pour toutes les autres soeurs, c'était bien mauvais signe.

    « Ma Soeur, je pense que nous avons assez insisté. »

    Cette femme aux joues rondes qui vient de poser sa main sur l'épaule de Rose est une supérieure et s'appelle Judith. Elle a un joli visage, des traits délicats et pourtant, il ne faut pas se fier aux apparences. Et ses doigts enserrant l'épaule de ma Rose ne sont pas bienveillants, ils sont insistants, impatients. Et peut-être, Rose le savait-elle déjà car elle se défit vite de cette froide étreinte d'un simple mouvement d'épaules, ignorant cette voix doucereuse.

    « Non. Elle est viable, ça se voit... regardez ma Soeur, Alexandrine veut vivre. Elle... je ne sais pas... elle doit juste ne pas savoir comment faire. Allez, ma jolie, bois s'il te plaît. Tu iras mieux après... s'il te plaît. »

    La voix suppliante de la blonde aux airs fragiles se fit tremblante tandis que me berçant nerveusement, elle priait pour que je boive, elle-même devait commencer à cesser d'y croire. Judith, elle, n'y avait jamais cru et elle était juste impatiente de rejoindre ses draps. Perdant son peu de patience au même moment où Rose perdait le peu d'espoir lui restant, à la seconde où ma mort aurait été prononcée et contre toute attente, le bébé que j'étais se mit à têter avec appétit. Esprit de contradiction ? Désir de jouer avec le feu ? Amusement au dépit d'autrui ? Allez savoir mais un trait de caractère qui ne me quitterait jamais était déjà présent.

    J'éais très agréable à vivre, trop peut-être... et cela me rendait aux yeux de la plupart des adultes absolument inintéressante, si peu divertissante et non attachante. Seule Rose était attachée à la petite fille que je devenais. Il est vrai que je ne parlais jamais et là où les autres enfants riaient, mes yeux fixaient, semblant voir sans jamais regarder. C'était comme si tout me laissait insensible, aussi bien les joies de la vie que les douleurs. Soeur Rose a souvent été terrifiée de me voir me cogner, tomber, et pourtant jamais je ne pleurais. Elle me raconte encore en riant que chaque fois je la regardais comme une bête étrange tandis qu'elle s'inquiétait plus que moi pour les blessures que je pouvais me faire. Je grandissais avec les autres enfants de mon âge et tous parlaient sauf moi. Rose ne m'en tenait pas rigueur, jamais je n'ai rencontré femme aussi patiente qu'elle. Mais pour les autres soeurs c'était encore différent. Et la petite Lexie non digne de leur intérêt que j'étais devint...

    « Lexie la Muette ou Lexie la débile ? »
    « Je vous demande pardon ma Soeur ? »
    « Eh bien oui Rose, elle est à l'aube de ses quatre ans et il nous faut réfléchir à son futur. Vous savez bien que ce sont les règles... »
    « Quoi ? Mais pourquoi ne pourrait-elle pas rester à l'orphelinat comme les autres enfants !!! »
    « Les raisons m'en semblent évidentes, les sentiments que vous ressentez pour elle doivent vous aveugler Rose. Elle n'est pas normale... alors je vous repose ma question : ira-t-elle à l'hospice ou à l'asile ? »
    « Elle n'est pas différente ! J'ai déjà entendu le son de sa voix ma Soeur et je vois bien qu'elle comprend ! Elle n'est ni muette ni débile. »
    « Eh bien faites la parler. »
    « Quoi ? »
    « Oui. Faites la parler et tout sera réglé. »
    « Mais ça ne marche pas comme ça ! »
    « Voilà qui est dit. »
    « Ne l'approchez pas ! Ne me la prenez pas ! »
    « Allons ma Soeur, je vous prie de vous calmer. Je veux simplement 'converser' avec la petite Alexandrine. »
    « Mais puisque je vous dis qu'il faut simplement être patiente ! »
    « Bonjour Alexandrine, comment vas-tu ? »
    « Vous savez très bien qu'elle ne répondra pas, vous le savez très bien ! »
    « Allez Lexie. Tu ne veux pas me raconter ta journée ? »

    Tout était comme il y a près de quatre ans. La même pièce, les mêmes personnages. J'avais simplement bien grandi et je me tenais accroupie sous la fenêtre comme profitant des derniers rayons de soleil de l'été. Toujours est-il que mes premiers mots furent ainsi prononcés :

    « Matin. »
    « Pardon ? »
    « Oh ! Elle parle ! Elle parle ! »
    « Silence Rose ! Je n'ai pas entendu Alexandrine, qu'as-tu dit ? »
    « C'est encore le matin. »

    On aurait pu penser qu'à partir de ce moment, tout s'arrangerait finalement. Mais les choses ne feraient qu'empirer. L'ordre des soeurs dirigé par Judith ne me voyait plus comme une attardée. Mais le sourire que j'avais eu en lui faisant simplement remarquer que c'était la matinée l'avait alerté, un sourire joueur, carnassier même, qui me valut une nouvelle étiquette, celle de "Lexie la maline"... et me voici maintenant investi par l'esprit du diable ! D'ailleurs, les tâches de rousseur parsemés sur mon nez et les reflets roux de mes boucles d'enfant n'en étaient-elles pas la preuve inéductable ? Autant vous dire que ce n'était pas pour m'accueillir la sympathie des soeurs.
    « Comment vois-tu le futur ? :
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